Bird On The Wire

31 mai 2009

No news is good news ?

Publié par birdonthewire dans Non classé

Dimanche 31 mai 2009 – 02 h 00

No news is good news ?

Une journée entière consacrée aux tâches ménagères. En dépit du beau temps . Volonté de claustration. Besoin urgent de me ressaisir, de me reprendre après avoir gravement déconné. Je n’ai jamais joué avec toi, ni avec tes sentiments. De profondes blessures se sont rouvertes. Elles cicatrisent. J’ai fait le tour à présent de mes états d’âme merdiques.

J’en ai plus que marre de ce « moimoiisme » qui nous sépare.  

Ton silence est pesant. Tu dois avoir besoin de retrouver ta bulle. Comment vas-tu ?

Peut-être ne me lis-tu plus ? Si ce n’est pas le cas, je suis là.  Disponible comme je n’aurais jamais du cesser de l’être.  Ma petite vie reprend son cours. Avec toi, je le souhaite du fond de mon coeur…

Je t’aime.

29 mai 2009

« L’abolition »

Publié par birdonthewire dans Non classé

 Vendredi 29 mai 2009 – 23 h 00

« L’abolition »

Le magnifique blog que tu tenais lorsque nous étions séparés par plus de 7000 kilomètres a disparu des écrans aujourd’hui. Avec lui, ce sont tes mots d’amour qui ont disparu des écrans. C’est toi qui a disparu des écrans. Enfin, pas encore totalement, il m’a bien semblé t’apercevoir aujourd’hui en ligne, consultant ce blog que je tiens.

Tu m’avais comparé à Badinter sauvant la tête d’Henry lorsque j’avais plaidé en sa faveur alors que tu t’apprêtais à le supprimer. Je n’ai su le défendre qu’un temps.

Cette disparation ne peut signifier qu’une chose…

28 mai 2009

Mojito ergo sum

Publié par birdonthewire dans Non classé

Jeudi 28 mai 2009 – 16 h 00

Mojito ergo sum

20 h 30 hier. J’arrive pile poil à l’heure dans ce restaurant dans lequel tu m’as donné rendez-vous. Il est quasi-désert. Seul un couple complice s’épanouit sur une des banquettes. Nous leur ressemblions il n’y a pas si longtemps…« Nous ne faisons plus envie » observais-tu la semaine passée. C’est bien vrai. Nous ne faisons plus envie comme ce matin du 9 mai où tu es venue me chercher à ma descente d’avion  et où nous sommes restés une demie heure dans les bras l’un de l’autre devant le terminal. Sans un mot ou presque.

J’indique à la serveuse que j’attends quelqu’un. Tu as réservé. Elle m’invite à prendre place à une grande table dans un renfoncement. Le couvert est dressé côte à côte. Intimité.

Les minutes passent et tu n’arrives pas. La lecture du Monde peine à me faire oublier ton retard. 21 heures. Une demie heure que je t’attends. Viendras-tu ? J’avais décidé de partir à 21 heures. Je sors fumer une dernière cigarette et te laisse encore un quart d’heure avant de m’éclipser. 21 h 05, tu préviens de ton arrivée imminente. Se faire attendre, c’est se faire désirer…Te voilà enfin. Je te devine au loin. C’est bon de voir ta silhouette se rapprocher. Une semaine que nous nous sommes quittés au Luxembourg. Une semaine sans nous voir, ni nous parler. Seuls un mail et deux commentaires sur ce blog entretemps.

Tu me salues.  J’ai envie de te sauter au cou, de te serrer dans mes bras, de t’embrasser avec fougue. Je m’abstiens. Il n’en est évidemment pas question. Nous n’en sommes plus là. Pas encore là ? La soirée ne fait que commencer. Gêne partagée.

Nous entrons et nous nous installons à la table dressée à notre intention. Tu déplaces le couvert. Tu choisis de t’assoir en face de moi. Confrontation.

Nous commandons deux mojitos. J’avance un « Mojito ergo sum » pour te dérider. « Ta blague préférée sur les mojitos » me fais-tu remarquer avec dérision et tendresse. Sommes-nous déjà un vieux couple bien plus proche de la fin que du début ? Je le redoute mais je ne possède pas d’autre blague en stock sur les mojitos…Désolé.

Comment vas-tu ? Que ressens-tu ? Que fais-tu ? Hormis les détails factuels sur la semaine écoulée, les films que tu as vus, les livres que tu as lus, les amies que tu as rencontrées, tu restes évasive. « Harry Potter » qui t’a distrait, « La Nuit au Musée 2 » plaisir familial avec tes enfants et puis ce fameux Ben Stiller,     « L’échec de ma vie sexuelle » que tu désirais voir et que tu as beaucoup apprécié. Tes amies avec lesquelles tu partiras au Tamil Nadu et au Kerala en août…

Et de mon côté ? « As tu finis Gatsby le Magnifique ? ». Oui bien sûr. Comment pourrai-je ne pas m’identifier au héros, à son sort tragique ? Rassures-toi. Je ne bovaryse pas. « Quels autres films as-tu regardé à part Mort à Venise ? ». Je ne suis pas beaucoup sorti. Pas de nouveau film donc. Des rediffusions sur TCM ou des DVD. « Le piège », « Le grand saut », « Barry Lyndon »…Du connu. Du bon et du moins bon. Pas de quoi alimenter la conversation. Pas envie de l’alimenter là dessus non plus. Passage obligé.

Sur l’essentiel, tu ne finis pas tes phrases. Comme trop souvent à mon goût. Difficile pour moi de savoir ce que tu ressens, ce que tu penses. Confusion. Il me faut interpréter. Source de malentendus. Tu ne sais pas encore ce que tu ressens. « Tu ne m’as pas manqué » finis-tu par m’assèner…

Je laisse ma main traîner sur la table comme une invitation. A tout hasard. Tu finis par t’en saisir. Dix minutes. Dix minutes de complicité retrouvée.  Des retrouvailles interrompues par le besoin de s’encrasser les voies aériennes. A moins que cela n’ait été qu’un prétexte pour dissiper l’émotion, pour te ressaisir, que tu aies juste cédé à mon désir de voir nos mains posées l’une sur l’autre, nos doigts enchevêtrés? 

Il y a encore un espoir. Tu ne serais pas venue sinon. Peut-être as-tu hésité ? D’où ton retard ?

Nous passons commande. Un tartare et un filet mignon que nous ne finirons pas…

Rioja aidant, je deviens plus volubile. Je te redis la culpabilité et la blessure profonde de t’avoir faite souffrir sans m’en apercevoir. Tu me démontres, exemples à l’appui, qu’il s’agit d’un schéma de comportement chez moi. Tu sembles ne pas être à court d’illustrations, en employant de nouvelles à chaque fois. Preuve que tu te repasses la bobine à l’envers, que tu cherches à comprendre. Je ne peux nier cette évidence : je me suis comporté comme un connard. Cela ne fait pas pour autant de moi un « connard» qui n’en aurait cure et n’en souffrirait assurément pas.

J’espère que tu te souviens aussi de nos moments magiques lors de tes flash back. Ils ne peuvent pas ne pas compter. Oui tu t’en souviens. Nostalgie. Ils semblent si loin maintenant. Tu sembles douter de les retrouver. Il ne tient qu’à nous ! Pause nicotine, nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Je sens ta poitrine contre la mienne. Désir naissant. J’ai envie de t’embrasser. Il est trop tôt. Pas maintenant. Pas encore.

Tu considères que je ne mets pas à poil. J’essaie pourtant. A ma façon…

Douloureux pour moi qui ait longtemps mis mes émotions sous l’éteignoir,  qui ait érigé de nombreuses barrières à l’entrée pour n’avoir pas à souffrir, pour ne plus être atteint. Ce protectionnisme stérile m’a préservé des personnes toxiques en même temps qu’il m’a fait passer à côté de la vie, d’attachements sincères et profonds, de tomber amoureux. Peu d’amis et pour cause. Un amour. Pour combien de temps encore ? Je suis tiraillé entre la volonté de vivre pleinement cet amour que j’ai pour toi et ces imbéciles pulsions autodestructrices qui me poussent à tout faire pour t’éloigner de moi.

Douloureux pour moi dont l’ego vacille. Est-ce que je mérite ton amour ? Singulière question que je t’avais posée. Je ne peux pas changer du jour au lendemain. Je ne peux pas changer de toute façon. Je peux évoluer. Laisser s’accomplir la belle personne en moi. Cela oui, je le peux et je le veux..Pas pour me conformer à tes désirs. Non. Pour moi.

Je ne me cherche aucune excuse mais seulement à comprendre. Volonté de réforme. Quoiqu’il advienne dorénavant, que tu partes ou que tu restes, je ne serai plus le même. Tu m’as grandi. Evidemment,  j’aurais préféré que cette maïeutique se fasse sous péridurale. Cela n’était pas possible. Evidemment je préfèrerais que tu restes mais ce choix ne m’appartient pas. Je suis amoureux de toi et je serai heureux de te savoir heureuse. Y compris sans moi. J’en souffrirai. On ne rencontre pas tous le jours LA FEMME.

« Si tu m’aimais, tu le saurais  » finis-je par te dire. Pas de réponse. 

Minuit. Fin du repas. Tu me demandes si tu peux venir dormir chez moi. Comme un gamin en pleine phase d’opposition, je te réponds non. Alors que tout en moi appelait le oui. Mon capharnaüm n’est pas digne de te recevoir. Je te propose d’aller passer la nuit à l’hôtel ou chez toi. Tu refuses, arc-boutée sur ce non initial qui t’a blessée au delà de tout. Inutile d’essayer de te rattraper, nos chemins se sont séparés…

Provisoirement ?

Je t’aime.

27 mai 2009

Une exégèse de ton «Fiat Lux»

Publié par birdonthewire dans Non classé

Mardi 26 mai 2009 – 20 h 30

Une exégèse de ton « Fiat Lux »

« Elle dit : « que la lumière soit, et la lumière ne fut pas ». Les dés recommencèrent à rouler. Plusieurs fois déjà, ils s’étaient arrêtés, trop subrepticement toutefois pour être lus. Elle n’attendait ce résultat que pour mieux le contester. »

Cette réponse te ressemble. Enigmatique. Sensible. Intelligente. Lapidaire. Belle. Bouleversante. Jamais je n’aurais cru dire cela d’une lettre de rupture mais est-ce bien de cela dont il s’agit ? Il y a tout lieu de le craindre. Dissection.

« Que la lumière soit, et la lumière ne fut pas ».

Lorsque nous nous sommes rencontrés, tu étais à deux doigts de recommencer à trouver la vie absurde. Tu souhaitais tant rencontrer ce merveilleux « inattendu et pourtant tant attendu » qui tardait à venir. J’aurais pu être celui là. C’est du moins que ce que tu as cru un temps à telle enseigne que tu as misé sur notre relation en réservant des billets pour Carhaix et ses Vieilles Charrues en juillet, en m’invitant à t’accompagner avec tes amies et vos enfants en Inde du sud en août.

L’Inde du sud justement. « En pleine mousson ?! » t’objectais-je circonspect dès la toute première minute de notre première rencontre. Une heure trente plus tard, je t’aurais volontiers accompagnée sous les trombes d’eaux si tu me l’avais alors proposé. Ce que tu ne manquas pas de faire quelques jours plus tard.

Notre complicité immédiate, nos goûts communs, nos nuits échevelées…Tout t’y poussait naturellement.

« Les dés recommencèrent à rouler. Plusieurs fois déjà, ils s’étaient arrêtés, trop subrepticement toutefois pour être lus. »

Tu croyais avoir trouvé la révélation. Mon comportement de « connard » t’en fit douter. Insensiblement au début. Par petites touches successives qui te bouleversaient sans que tu le comprennes. Sans que je le comprenne. Jusqu’à cette fatidique nuit du lundi 18 mai au mardi  19 mai où tu as enfin eu la révélation.

Pas celle que tu espérais. Une lumière crue s’est abattue sur les espoirs que tu fondais et t’a révélé le « connard » que tu crois que je suis, que tu ne pourrais plus être amoureuse de moi, que tu ne l’avais au reste jamais été, que tu t’étais leurrée. Une brèche profonde s’est rouverte en toi. 

« Elle n’attendait ce résultat que pour mieux le contester. »

Je m’attendais à ce que tu précises ta pensée, à ce que tu étayes mais l’argumentaire précède.  Laconique. Froid. Désincarné. CQFD.

Une exégèse pessimiste que celle-ci ? Nulle trace de pessimisme là dedans et puis « l’optimisme, c’est croire que tout va bien quand tout va mal ». Alors.

Alors ? De la souffrance et de la culpabilité. Celles de t’avoir faite souffrir. De l’impuissance. Celle de n’avoir pas su apaiser tes tourments parce que j’en étais la cause inconsciente.  J’ai essayé.  Je m’y suis pris comme un manche. Je ne comprenais pas que je ne faisais que les aviver.   Lorsque je m’en suis aperçu, il était trop tard. Toi si fragile à l’ego si chancelant et pourtant si forte en même temps. De la douleur. Celle de te perdre.

Si cette exégèse s’avère exacte, c’est donc que tu t’apprêtes à me quitter, que ta décision est d’ores et déjà prise, qu’il ne te reste plus qu’à me l’annoncer. Te rencontrer et te perdre si tôt. Par ma faute et quoi que je fasse désormais.  Je ne veux pas céder au découragement, ni m’apitoyer sur mon sort. Je m’efforce d’être lucide et je n’ai jamais tant souhaité me tromper. Quelque chose me dit que je ne tarderai pas à le savoir…

Je t’aime.

26 mai 2009

« Les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse »

Publié par birdonthewire dans Non classé

Lundi 25 mai 2009 – 19 h00

« Les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse »

La vaisselle s’empile. La poussière s’accumule. Les vêtements traînent éparpillés ça et là au sol. Il est grand temps de ranger sous peine de ne plus pouvoir circuler dans cette chambre d’hôtel qui me tient lieu d’appartement.

Ranger frénétiquement pour me vider la tête quelques heures. Remettre de l’ordre chez moi. Ranger en vue de rendre l’endroit accueillant au cas très improbable où tu débarquerais demain, mardi, premier jour d’une interminable semaine pour toi sans tes enfants dont tu partages la garde. Illusion pathétique à laquelle je feins de croire. Tu ne viendras pas demain. Je le sais. Dans la semaine peut-être…je l’espère sans trop y croire.

Je me souviens de ton premier passage chez moi. Furtif! Tu es venue immédiatement après ta journée de travail que je te soupçonne d’avoir écourtée. Tes enfants t’attendaient tandis que nous faisions l’amour. Tu es partie précipitamment les retrouver prétextant un fâcheux contretemps professionnel alors qu’ils t’appelaient. Quelle femme époustouflante!

Ta petite veste noire rayée tennis pend sur un cintre depuis ton second passage. Nous étions allés au cinéma et tu avais passée la nuit chez moi. Au matin, tu oublias ta veste. Acte manqué qui témoigne de ta volonté de revenir dirait Sigmund ou l’un des membres de son fan club…auxquels tu n’accordes aucun crédit. Libre arbitre. Tel est ton credo.

Cette veste est demeurée à la place exacte où tu l’avais laissée il y a près de deux semaines. Déjà. Intacte ou presque : elle doit empester la fumée à présent. Elle est là. Dérisoire présence. Espoir ténu de te retrouver pour lequel je me bats.

Abattement passager. Je n’ai finalement pas rangé alors que je m’y apprêtais. La vaisselle, le linge et la poussière attendront. Pas par volonté de me complaire dans ce capharnaüm qui m’agace. Ni par procrastination : le temps presse, l’horizon, s’il doit y en avoir un, se compte en jours et en heures. Non. Les choses attendront parce qu’une amie vient de me passer un coup de fil et m’invite à aller prendre un verre. J’accepte. Merci à elle.

Tu me manques.

24 mai 2009

Raison et sentiments

Publié par birdonthewire dans Non classé

Dimanche 24 mai 2009 – 19 h 00

Raison et sentiments

Plaider l’erreur sur la personne ?

Tu m’y invitais mercredi au Luxembourg. Drôle d’endroit pour une rupture. Enfin pas encore tout à fait une rupture. Contraste. La lourdeur du silence et la gravité de la réflexion après la légèreté et l’évidence de nos débuts flamboyants. Comment vas-tu ? Que ressens-tu ? Que fais-tu ? Autant de questions sans réponse. Tsss…Un infinitésimal espoir subsiste pourtant. Il mérite que je me batte. Comment pourrais-je faire autrement ? Pas le choix. D’autant moins le choix que tu m’as appris à ne pas me résigner.

Tu m’y invitais. Pas tant pour sonder la profondeur de mon amour pour toi dont tu doutes à présent que pour t’assurer que tu ne t’étais pas fourvoyée, que la « belle personne » que tu as entrevue existe bel et bien, que tu n’as pas simplement cédé à mon désir fou comme ta nature généreuse et altruiste t’y poussait au point de t’oublier , que tu n’étais pas juste amoureuse de l’amour que je te porte. Abimes de perplexité dans lequel mon comportement de « connard » t’a plongée…

Tu ne serais pas « fâchée, déçue et blessée » si tu n’éprouvais aucun sentiment pour moi. A moins que cela ne soit que de l’amour propre. C’est peut-être au fond la question à laquelle il te faudra répondre. Ce que je me suis bien gardé de te faire observer…Cela accréditerait le connard. Difficile de se résoudre à être un connard. En suis je un au reste ? Clairvoyante et émotionnellement mature, tu ne te cacheras pas derrière ton petit doigt. Peut-être as-tu déjà compris que tu ne t’étais pas trompée sur ma personne et sur les sentiments nés de notre rencontre « inattendu(e) et pourtant tant attendu(e) »… Peut-être pas encore. Et c’est alors à moi qu’il appartient de te le prouver !

Plaider puisque tu m’y invites.

Exercice répugnant pour le juriste guidé par le souci constant de prévenir le contentieux, d’éviter le conflit et de n’avoir précisément jamais à plaider…

Exercice périlleux eu égard à l’enjeu : te perdre sitôt après t’avoir rencontrée. Te reconquérir plutôt car c’est de cela dont il s’agit.

Exercice délicat car c’est ma propre cause qu’il s’agit de plaider en me foutant à poil. Et ce ne signifie certainement pas me retrancher par lâcheté derrière mes erreurs passées. Erreurs que je t’ai jetées à la face. Sabordage. Non. Cela signifie me délester du Vychinsky qui instruit paisiblement à charge son procès contre moi. Un ego trop défaillant m’a toujours interdit de me trouver des qualités exceptionnelles. Et puis le tout-à-l’ego qui conduit à se parer de milles qualités m’est toujours apparu odieusement prétentieux et aveuglément narcissique.

Comment faire ? Vivre, cesser de craindre et de saborder, être tout simplement, construire. Il y a urgence…C’est la seule façon de te prouver que tu ne t’es pas leurrée.

Que plaider ? L’erreur sur la personne ?

« Ca se plaide ?» me demandais-tu avec un mélange daffliction et de défi dans la voix. Je nai pas su saisir loccasion que tu moffrais et je tai répondu quil me fallait consulter la jurisprudence préalablement. Dilatoire. Maladroit. Mais sagit-il réellement dune erreur sur la personne ? Je ne le crois pas. Dune erreur de qualification juridique plutôt.

A toi de voir…

23 mai 2009

Quel con ce Montesquieu !

Publié par birdonthewire dans Non classé

Jeudi 21 mai 2009 – 19 h 30

Quel con ce Montesquieu !

Retour d’une longue balade. J’ai emporté « Gatsby le Magnifique » avec moi. Je comptais l’achever en chemin, allongé sur les pelouses de l’esplanade des Invalides. Francis Scott Fitzgerald, il y a de plus mauvaise compagnie pour s’évader quelques instants.

« Je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé » disait Montesquieu…qui se gourrait lourdement s’il entendait donner une portée générale et définitive à cette sentence.

J’ai laissé de côté Gatsby et ses tourments. Ils attendront. Montesquieu ne t’avait pas rencontrée.

Vendredi 22 mai 2009 – 13 h 00

Le malheur de Gustav

« Mort à Venise » de Visconti vient de s’achever sur Turner Classic Movies. Gustav Mahler y passe ses vacances estivales au Grand Hôtel des Bains dans une Venise rongée par le choléra. La municipalité s’échine tant bien que mal à dissimuler l’épidémie galopante aux touristes. Par avidité. La prospérité de la ville en dépend.

Mahler est seul. La décès de son fils a précipité l’échec de son mariage. La cinquantaine, il est désormais au crépuscule de sa vie. Il n’en a pas encore conscience. Peut-être le pressent-il confusément ?

Mahler a échoué à Venise. En panne d’inspiration, incapable de composer, son oeuvre décline. Qu’est-ce le beau ? Comment peut-il encore l’atteindre ? Peut-il encore l’atteindre ?

Il se retranche derrière les certitudes qui ont guidé toute son existence mais qui s’évanouissent peu à peu. Elles ne lui seront désormais plus d’aucun secours mais le sait-il ? La beauté, fruit du seul travail de l’esprit ? Non, la beauté préexiste.

Elle surgit à son arrivée à l’hôtel. Non pas sous la forme d’une de ses magnifiques symphonies qu’il aurait composé par la conjugaison d’un talent exceptionnel et d’un travail acharné.

Elle s’incarne en la personne de Tadziou. Adolescent magnifique qui ne tardera pas à découvrir son homosexualité, évanescent, encore pur, radieux et resplendissant de jeunesse. Mahler en tombe éperdument amoureux. La beauté est là devant ses yeux, à portée de sa main. Inaccessible pourtant car interdite en dépit du trouble jeu de séduction qui s’est installé entre Tadziou et lui.

Par amour et à regrets, Mahler se résoud à quitter l’hôtel. La perte de ses bagages à la gare de Venise lui fournit pourtant le prétexte d’un retour précipité au Grand Hôtel des Bains. Découvrant enfin l’épidémie que toute la ville cachait, il avertit la famille de Tadziou du danger qui la guette en restant à Venise. Les faire fuir. Revenir et les faire fuir. Par amour. Quelle ironie ! D’autant que ce retour à Venise signe son acte de décès. Contaminé, Mahler s’éteint sur la plage alors que Tadziou prend, sous ses yeux, un dernier bain de mer avant de quitter l’hôtel.

« Mort à Venise » fait partie de ces rencontres littéraires et cinématographiques que j’avais loupées. Une première vision du film il y a quelques années m’avait plongé dans un insondable ennui. J’étais passé à côté. Il était trop tôt ou je n’étais pas disponible à ce moment là. Peu importe.

Ce modeste résumé n’a aucune autre ambition que d’en être une lecture partiale et personnelle, fruit des sentiments et émotions qui m’étreignent en ce moment précis. « Mort à Venise » résonne à présent en moi. Si tu lis ces quelques lignes, toi mon amour que je suis peut-être en train de perdre, tu comprendras évidemment pourquoi.

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